Ils rampent jusqu’à la grotte par des boyaux souterrains, s’assoient devant la bougie — tous, ils fixent sa flamme.
Je demeure dans l’ombre, seule crisse la pointe de mon stylo sur le papier, tandis qu’ils racontent leur vie. Je ne saurai jamais leurs oublis ni leurs omissions. Ils s’enfoncent, sitôt leur
récit achevé, dans le labyrinthe des tunnels. Ils s’arrêteront à leur moment, à leur place, pour mourir dans le noir, la solitude et le calme.
L’heure des rêves et des regrets est passée.
Par Jan Bardeau
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Publié dans : Paraboles & Fariboles
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