Le courrier vient d’arriver. Ils m’internent, vieux et sans ressources. Tout est prévu, depuis longtemps. Voilà pourquoi je n’ai jamais économisé, ni placé mon argent. Je ne veux pas pourrir.
Il y a cet endroit isolé, on y accède assez facilement, j’y parviendrai malgré mon corps. Il y a le bidon d’essence dans le garage, les allumettes.
Que dire de plus ? À un moment, il faut se résigner. Il n’y aura de frais pour personne, seulement un disparu supplémentaire pour les statistiques.
Je m’attends à la douleur ; l’enfer, véritablement. Et ce sera tout.
Par Jan Bardeau
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Publié dans : Chutes
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